This post is also available in: Anglais, Espagnol
Depuis Bonito, Mato Grosso do Sul, Brésil. Février 2010.
(lire l’article en anglais, espagnol).
Bonito et sa région est une référence au Brésil en termes de biodiversité et d’écotourisme. On ne compte plus les agences, hôtels et sites qui se disent « écologiques » dans la région. Nous avons choisi de visiter un des 27 sites naturels, le Rio da Prata, qui est un trésor de biodiversité.
56 espèces de poissons
On y trouve des crocodiles, des serpents, et 56 espèces de poissons, dont des énormes dorades . Ses rives contiennent des espèces amphibies, des oiseaux, singes, tapirs…. ainsi que de nombreuses « espèces indicatives » (qui sont exigeantes en termes d’environnement, comme certaines espèces de papillon). Tout cela dans une forêt de 300 hectares qui est classée réserve naturelle.
La visite consiste en une promenade dans la forêt jusqu’au fleuve. Là, nous entrons dans l’eau avec combinaison, masque et tuba. Nous nous laissons alors emporter par le courant en assistant au ballet des poissons (voir le socialtrip danse avec les truites).
O Recanto Ecologico do Rio da Prata
Le site est exploité par le « Recanto Ecologico do Rio da Prata », mais cette fois le mot écologique est mérité: il s’agit d’une réserve naturelle, acceptant un nombre limité de touristes. L’impact des visites est mesuré par une équipe de biologistes qui rendent un rapport tous les trois mois.
« Il y a forcément un impact, mais nous cherchons à le minimiser. »
L’impact des visites ne peut être nul mais la résilience du fleuve est grande et seul un bras est exploité. Les visites se font obligatoirement avec un guide qui donne des instructions pour ne pas abimer le site : nous devons nous laisser flotter dans le courant de la rivière sans toucher le sol.
Le site de 300 hectares est au sein d’une ferme de 1500 hectares. Celle-ci renferme un vivier de 40 espèces de plantes, qu’elle donne à des ONG travaillant à la reforestation, possède un système de compostage, vend les déchets recyclables qu’elle produit à une « casa de reciclagem », cultive un jardin potager « 100% organique (aucun pesticide ou insecticide n’est utilisé) et expérimente un nouveau modèle de pâturage/ plantation où le bétail cohabite avec des pousses protégées; bref tout est fait pour faire de cette ferme une ferme « écologique ».
Éduquer
Un des objectifs déclarés du site est d’éduquer les visiteurs à l’environnement. Un « sentier d’éducation environnementale » présente différentes espèces d’arbres aux touristes. Le site a une partenariat avec des écoles et universités pour leur faire visiter la réserve et les sensibiliser à l’environnement. Enfin, à travers un programme appelé Educar y plantar (qui ressemble énormément à Educar forestando que nous avions visité en Argentine – lire l’article – mais que visiblement ils ne connaissent pas).
Une bonne affaire
Le Recanto Ecologico do Rio da Prata est une affaire familiale. Il appartient à la famille Coelho, une famille très aisée de la région, qui possède un autre site touristique (Estancia Mimosa, un site de cascades) et va en ouvrir un troisième. Le site a été ouvert au tourisme par Eduardo Coelho, qui le dirige encore aujourd’hui, aidé de sa femme Simone et de sa fille Luiza (qui achève un diplôme en « engenheria ambiental » – ingénieur environnemental). Ils emploient 27 personnes entre la ferme et le siège (à Campo Grande, capitale de l’Etat du Mato Grosso do Sul).
Le financement
La partie de la ferme et des sites touristiques sont constitués en entreprise et ne reçoivent aucune aide ou subvention. 85% de leurs revenus proviennent du tourisme et le reste de l’exploitation de la ferme. Le profit est en partie réinvesti dans les activités. Seuls des fonds sont perçus pour l’entretien de la réserve naturelle (RPPN).
25 000 touristes sont venus l’année dernière, dont 79% de brésiliens (et 1,4% de français). Leur limite est de 150 visites par jour, mais l’objectif n’est pas de l’atteindre.
Les réseaux
Ils font partie du réseau associant les sites touristiques locaux appelé Atratur, qui vise à améliorer le tourisme dans la région, mais aussi du réseau brésilien d’écotourisme (Abeta) et d’un réseau international (Ties.org, ils n’utilisent que les ressources en ligne), et font partie d’un réseau / label de tourisme d’aventure (Aventura Segura, développé par Abeta). Leur appartenance à ce dernier est récente, car comme pour la plupart des équipes des autres sites touristiques, peu d’entre eux parlent l’anglais. Enfin, ils utilisent activement les réseaux sociaux pour leur promotion, nous publierons très prochainement un article sur leur stratégie web.
Pour en savoir plus sur la biodiversité, retrouvez le tour du monde de la biodiversité
Related posts:
- Le tourisme vert est-il mûr? #3 This post is also available in: Anglais, Espagnol Depuis Bonito,...
- Le tourisme vert est-il mûr? #2 This post is also available in: Anglais, EspagnolDepuis Bonito, Mato...
- Facebook Indigène This post is also available in: Anglais, Espagnol Novembre 2009....
- Recréer une économie à taille réduite pour aider les exclus This post is also available in: Anglais, Espagnol Depuis São...
- Ménage à trois This post is also available in: Anglais, EspagnolDepuis Curitiba, Brésil...
Related posts brought to you by Yet Another Related Posts Plugin.


English
Español
Français
Português
Superbe endroit et superbe initiative ! Nous devrions y aller faire un tour…
[...] Pour retrouver la description de l’entreprise, cliquez ici. [...]
[...] Pour voir notre description de l’entreprise, cliquer ici [...]
[...] in French, Spanish, [...]
[...] (leer el articulo en ingles, frances). [...]